Un autre regard sur la maladie
 

LA RECHERCHE






Paris, le 13 février 2012

Objet : Anticancéreux (Bexarotène) & Alzheimer

Réaction de France Alzheimer suite à la publication «Drug quinckly reverses Alzheimer’s symptoms in moce» dans la revue Sciences le 09 Février 2012.

L’annonce des résultats de l’équipe de l’université Case Western Reserve aux Etats Unis (Ohio) s’est répandue rapidement dans les médias (Le monde, le Figaro, BFM TV, France 3...) En effet cette équipe américaine vient de publier des résultats extrêmement originaux dans la revue scientifique de référence Sciences. Les chercheurs y annoncent avoir réussi à inhiber les symptômes de la maladie d’Alzheimer chez des souris modifiées génétiquement pour mimer la maladie d’Alzheimer.

Les résultats de l’équipe de chercheurs d l’université Case Western Reserve aux Etats Unis (Ohio) :

Les chercheurs ont utilisé chez des souris mimant la maladie d’Alzheimer, le bexarotène, un anticancéreux normalement prescrit chez les patients atteints de cancer de la peau. Dès trois jours de traitement, les chercheurs ont observé une amélioration des performances cognitives, sociales et olfactives chez les souris traitées. Les premières analyses indiquent que ces effets seraient liés à une élimination des plaques amyloïdes chez les animaux suite au traitement par l’anticancéreux.

Les réactions de la communauté scientifique française :

Plusieurs scientifiques français se sont exprimés dans les médias (Pr Luc Buée de Lille, Pr Philipe Amouyel de la Fondation Plan Alzheimer..). Tout en saluant l’originalité et le très fort intérêt de ces travaux, ils n’ont pas manqué de rappeler la nécessité de discernement. Ces premiers résultats obtenus chez le rongeur doivent être reproduits chez l’Homme avant que quelconque développement thérapeutique ne soit envisagé. Il faudra pour cela de nombreuses études complémentaires et nulle ne peut aujourd’hui savoir si les résultats seront ceux escomptés.

France Alzheimer et la recherche :

Naturellement France Alzheimer se réjouit de la productivité de la recherche et de l’exploration de nouvelles pistes. L’association souligne aussi la prudence indispensable compte tenu du caractère préliminaire des travaux. Comme l’indique un auteur de l’étude lui-même «Nous sommes encore au tout premier stade de nos efforts pour transformer cette découverte de recherche fondamentale en un traitement» La mobilisation de chacun reste donc fondamentale. Le soutien de la recherche doit se poursuivre.

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